Publications DIS NO

Rapport « Eviter le premier passage à l’acte »

Rapport Eviter

 

Est-ce que la prévention avant le premier passage à l’acte répond à un réel besoin ? Existe-t-il déjà des démarches dans ce domaine en Suisse romande ou à l’étranger, et quel est leur impact? Pour tenter de répondre à ces questions, DIS NO a entrepris une recherche ayant débouché sur ce rapport disponible en français, anglais et italien.

 

Rapport Abus sexuels envers les enfants : Eviter le premier passage à l’acte

Report Child Sexual Abuse: Prevention of the First Acting Out Event

Synthèse – Abus sexuels envers les enfants : Eviter le premier passage à l’acte

Executive Summary – Child Sexual Abuse: Prevention of the First Acting Out Event

Sintesi – Abusi sessuali sui bambini: Evitare il primo passaggio all’atto

Convention de Lanzarote: les réponses des Etats signataires

Synthèse des réponses des Etats parties à la question 10.a) de la Convention de Lanzarote : Quelles mesures préventives ont été prises par les Etats s’adressant aux personnes qui craignent de commettre un abus sexuel sur enfant? (Dernière mise à jour: 11.05.2015)

Témoignages d’adultes ayant été victimes d’abus

DIS NO a accompagné trois personnes dans l’écriture de leurs témoignages, ouvrages parus aux éditions DIS NO :

Brigitha Balet, « Maman, dis-moi pourquoi... », 2007

1Cet ouvrage, remarquablement écrit, retrace l’existence douloureuse de Brigitha, qui, âgée d’environ sept ans est effroyablement violée par un voisin qui ne se verra jamais inquiété. Par la suite, elle sera victime d’abus sexuels perpétrés par son propre père. Celui-ci, reconnu coupable d’attentats à la pudeur sur l’une de ses filles, est condamné à deux ans de réclusion. Dès ce moment, sa mère se déchaîne contre Brigitha et se met à la maltraiter constamment : « Tu es une sorcière possédée par le mal et l’unique responsable du malheur qui frappe notre famille ».

C’est la première fois en Valais qu’une victime d’un père abuseur, emprisonné pour ses actes, évoque ses souffrances dans un livre et à visage découvert. En publiant cet émouvant récit, Brigitha nous fait cadeau d’un outil documentaire impressionnant permettant d’observer les coutumes et mentalités d’une époque, d’un lieu. Une véritable fresque historique, individuelle et collective.

Patty, « Enfance v(i)olée », 2006

Après des années de silence, Patty ressent brusquement une irrésistible envie d’écrire son histoire. C’est comme une évidence, un besoin vital… Les mots si longtemps enfouis sortent sans peine: “… c’est comme si je les vomissais! Il fallait qu’ils sortent de moi.”

Issue d’une famille modeste, Patty a une soeur, une mère très travailleuse et un père dur et autoritaire. Une enfance passée sans connaître vraiment la tendresse et l’affection jusqu’au jour où apparaît un oncle assez lointain du côté de sa mère…

2Le récit commence alors que Patty est âgée de huit ans, nous sommes en 1973, à Genève. Cet oncle, un si gentil Monsieur, offre à Patty ainsi qu’à toute sa famille, une vraie vie de château. Les parents ne se posent aucune question et laissent leurs deux filles partir retrouver ce si gentil tonton de plus en plus souvent. Durant huit ans, ce gentil monsieur abusera d’elle sans que personne ne vienne troubler ses plans. Ni son épouse, ni les parents ne s’inquièteront de ce que Patty va subir durant huit longues années.

Le récit de Patty, écrit avec beaucoup de finesse et de pudeur, nous plonge à travers son regard et probablement bien mieux que tous les discours, dans un monde qui décrit un phénomène qui a toujours existé mais dont on ne parle que depuis quelques années.

Natacha, « Lorsque l’enfance s’arrête », 2002

3Natacha a neuf ans lorsque sa vie bascule. Agressée sexuellement, elle ne parvient pas à trouver le courage d’en parler. Après sept ans de silence, d’angoisses, de doutes, elle dévoile ce qui est devenu pour elle un véritable cauchemar.

Son agresseur est jugé et reconnu coupable d’actes d’ordre sexuel avec une enfant. Tout pourrait s’arrêter là, pourtant l’histoire de Natacha continue, avec les inévitables difficultés rencontrées par les victimes d’abus sexuels. C’est ce parcours vers une sorte de délivrance et de joie enfin retrouvée que Natacha vous invite à suivre à travers ce livre.

Aujourd’hui Natacha aimerait que son vécu ne soit pas inutile, elle souhaite encourager toutes les victimes à parler, à se confier à une personne de confiance afin d’avoir accès à une aide extérieure. Pour permettre aux personnes désireuses de suivre sa proposition, une liste d’adresses utiles figure dans l’ouvrage.

Un aspect important, rarement abordé dans cette problématique, réside dans le fait que l’abus a été commis par un mineur. On sait aujourd’hui que les agressions commises par des jeunes de cette tranche d’âge représentent le 35% des situations. Quelques réflexions concernant ce thème sont abordées. Les propos de Monsieur Jean Zermatten, juge des mineurs en Valais depuis plus de vingt ans, viennent apporter un complément d’information sur la situation actuelle.

 

Couverture livre Natacha

Natacha, « Des maux dits à la délivrance », 2016.

Le 9 juillet 1980, Natacha aurait pu naître sous une bonne étoile. Pourtant, en 1989, sa vie bascule suite à une agression.

Dans son premier livre paru en 2002, Natacha relatait les conséquences des abus sexuels qu’elle a subis. Problèmes de santé, relationnels, scolaires… Et puis elle se décide à parler: procès, condamnation de l’auteur. Mais aussi, parution de son livre et témoignage dans les médias.

Que s’est-il passé ensuite?

Suite à cette démarche où la parole a remplacé le silence, quelles ont été les retombées, les réactions de son entourage, l’impact sur sa vie quotidienne?

C’est ce que Natacha nous raconte dans ce deuxième ouvrage, édité à compte d’auteur.

François Boillat, Directeur de l’Association DIS NO