Sondage sur la maltraitance psychologique
En juin 2004, DIS NO a réalisé une grande enquête par sondage auprès de l'ensemble de la population de Suisse romande sur le thème de la perception de la maltraitance psychologique. Nous présentons ici un résumé des principaux résultats. Les résultats complets de ce sondage ont été présentés lors de la conférence qui a eu lieu le 7 décembre 2004 sur le thème "On en parle, parlons-en : La maltraitance psychologique envers les enfants".
Ce sondage s'inscrit dans le cadre du travail entrepris par DIS NO sous le titre : Sur les chemins de la "BienTraitance"
Résumé des résultats
La maltraitance psychologique est connue du grand public...
A la question "Quelles formes de maltraitance envers les enfants connaissez-vous ?" la maltraitance psychologique est citée de manière spontanée aussi souvent que la violence sexuelle, alors que les médias n’en parlent pour ainsi dire pas.
... mais elle est difficile à percevoir
Moins d’un tiers des personnes interrogées ont connaissance d’une situation où un enfant a été victime de maltraitance psychologique.
Près de quatre personnes sur cinq se disent assez ou tout à fait d’accord sur le fait que l’on peut maltraiter psychologiquement un enfant sans s’en rendre compte.
La maltraitance psychologique est considérée comme très grave
Si certains actes de maltraitance physique (gifler ou fesser un enfant) sont admissibles par une personne sur trois, la majorité des formes de violences psychologiques (se moquer d’un enfant, l’insulter, le priver de marques d’affection) sont considérées comme inadmissibles par plus de 9 personnes sur 10.
Les conséquences de la maltraitance psychologique sont nombreuses et notamment la perte de l’estime de soi, citée par près d’une personne sur deux.
En outre, près de 9 personnes sur 10 estiment que les conséquences de la maltraitance psychologique sont plus graves que celles de la maltraitance physique et près de 8 personnes sur 10 estiment qu’un enfant qui subit de la maltraitance physique subit également de la maltraitance psychologique.
Prêt à aider … mais où trouver de l’aide ?
Si un enfant dans l’entourage des sondés était victime de maltraitance psychologique, la majorité des personnes interrogées serait prête à signaler le cas...
... mais à la question « A quel organisme ou service compétent, pourriez-vous faire appel en cas de maltraitance psychologique ? »… près de la moitié répond ne pas savoir quel organisme ou service contacter.
Demande d'information
La quasi totalité des personnes interrogées juge assez ou très important qu’il y ait des campagnes de prévention et de sensibilisation.
Résultats complets de l'enquête par sondage
Vous trouvez ici les résultats complets du sondage (fichier pdf)
Fiche technique du questionnaire
| Méthode: |
Enquête par sondage téléphonique |
| Univers: |
Population résidante de Suisse romande âgée de 18 ans et plus |
| Nombre d'interviews: |
1'005 entretiens réalisés |
| Représentativité: |
Marge d'erreur est de ± 3,1% au seuil de 95% de fiabilité statistique |
| Quotas: |
Représentativité assurée par les quotas de sexe, d'âge et canton |
| Durée d'enquête: |
Sondage réalisé entre le 3 et le 24 juin 2004 |
| Institut de sondage: |
erasm |

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